Introduction En 2004, on dénombrait plus de 6500 langues parlées sur notre planète (Umberto Eco, A la recherche de la langue parfaite, Paris éd Seuil 1994) Mais cette apparente diversité cache un constat alarmant:tous les mois, des langues disparaissent et meurent.
«
Sait-on qu'en moyenne, il meurt environ 25 langues chaque année ? […] Dans cent ans, si rien ne change, la moitié de ces langues seront mortes. À la fin du XXIe siècle, il devrait donc en rester 2 500 environ, et sans doute beaucoup moins encore si l'on tient compte d'une accélération, fort possible, du rythme de disparition » (Claude Hagège, Halte à la mort des langues, Paris, O. Jacob, 2001).
La disparition s'explique par l'abandon de l'emploi d'une langue par ses locuteurs : «
une langue est considérée comme en danger de disparition lorsque moins de 30 % des enfants d’une population donnée l’apprennent ou la parlent
» , un abandon qui est favorisé par l'uniformisation linguistique du monde actuel.